Un artiste aveugle se fait employer comme masseur afin de trouver le corps féminin parfait. Une fois choisie, il entraîne l’élue dans son antre, véritable galerie d’art dédiée à l’anatomie féminine. S’en suivent alors des jeux sensuels au cours desquels se révèle peu à peu la perversité de l’hôte. Mais c’est aussi une démarche artistique extravagante & mortifère qui nous est contée, & qui aboutira à la naissance d’une oeuvre unique en son genre.

J’ai aimé l’histoire en elle-même mais malheureusement, j’ai eu du mal à accrocher à cause d’une narration que j’ai trouvé saccadée et peu fluide, peut être un problème de traduction ?

Dans tous les cas, j’ai du me forcer un peu pour finir le livre.

Concernant l’histoire, cela m’a rappelé le Parfum de P.Süskind : ainsi comme notre aveugle, Jean Baptiste Grenouille possède un sens (l’odorat) extrêmement developpé & le mettra au service d’une oeuvre d’art qui aboutira à la fin de l’histoire. La fin est aussi assez semblable dans le sens où la naissance de l’oeuvre signifie la fin de l’artiste. L’esthète donne littéralement vie à son oeuvre en se « sacrifiant ». C’est une réflexion intéressante au sujet de la paternité d’une oeuvre d’art et de ce que cela peut impliquer pour l’artiste en terme de conséquence et de responsabilité.

Pour conclure, je n’ai pas vraiment aimé ce livre principalement à cause des problèmes d’écriture mentionnés. En revanche, je trouve que la réflexion sur l’art sous jacente, plus particulièrement sur le toucher trop peu exploré dans cette discipline est vraiment intéressante & mérite d’être creusée.